| 03 Janvier 2011
"S’il y avait eu la paix, cela ne nous serait pas arrivé ". C’est une phrase que l’on peut lire dans leurs yeux, c’est un cri que l’on peut entendre de leurs cœurs. Jeunes filles ou adultes, mères de foyers ou adolescentes innocentes, elles sont des milliers de femmes, qui ont pu voir le triste visage de la guerre. Une minorité d’entre elles ont été accueillies au sein de " DINA FONDATION " et même là, le spectacle reste triste. C’est l’histoire de vies détruites, de femmes violées, humiliées, déshonorées et traumatisées à vie. Leur tragédie met un visage féminin sur les 10 ans de guerre en République Démocratique du Congo (RDC). Un visage mouillé par les larmes et les regrets de ces femmes oubliées.
Déjà dix ans de guerre et des milliers de vies humaines perdues. Aujourd’hui encore, les déplacés ne se compte plus et la guerre bat son plein, jonglant entre les accalmies temporaires et les violentes reprises. Coups de feu, réfugiés mais aussi de nombreuses femmes victimes de violences sexuelles car en dehors des fusils, une autre forme d’animosité est fréquemment utilisée par des combattants en République démocratique du Congo : les viols et les violences faites aux femmes. Un véritable drame qui sévit dans cette partie du pays.Des milliers de femmes ont été exposées à ces agressions tant morales que sexuelles et certaines d’entre elles, une minorité, ont été accueillies par le Dr Kaputu au sein des locaux de " DINA FONDATION ", une structure qui vient en aide aux orphelins et aux femmes victimes de violences sexuelles ; deux catégories de plus en plus courantes dans ce pays déchiré. Sauvagement violées par plusieurs hommes, elles ont eu à subir d’atroces sévices et ce sont des objets métalliques, canons de fusils, bâtons et même couteaux qui les pénètre pour " finir le travail ".
Les " survivantes " de ces atrocités se retrouvent avec des intestins perforés et leur partie inferieure du tube intestinal ainsi que les organes génitaux féminins sont souvent laissé non-fonctionnel. Aussi, ne pouvant faire sortir les déchets et rejets de leurs corps, la plupart d’entre elles meurent. Les plus courageuses découpent simplement une partie de leur paroi intestinale pour en retirer une partie de l’extrémité inférieure de l’intestin et le laisser pendre ainsi. Là, les matières fécales et les urines peuvent suinter et être recueillis dans de la cellophane attaché solidement au corps. Un sacrifice qui est le prix de leur vie.On ne peut rester insensible face à une telle souffrance. La souffrance, tant morale que physique, qui est désormais le quotidien de ces femmes. C’est au vu de tout cela que, CBN en partenariat avec HEAL AFRICA s’est penché sur le problème en finançant l’opération de quelques une d’entre elles. Une opération coûteuse que leurs maigres moyens n’auraient pas pu supporter mais qui se fera grâce à l’aide d’âmes sensibles. Elles seront une minorité à profiter de ce chaleureux geste mais il ne tient qu’à chacun d’entre nous pour faire renaître des sourires sur davantage de visage. Par l’aide, les dons et la prière, nous pouvons leur donner la chance de tout recommencer.
Ces femmes, mères ou adolescentes, ont croisé la guerre dans le regard d’hommes mal intentionnés qui leur ont pris une partie de leur histoire, une partie de leur vie. Ce sont des souvenirs que nous ne pourrons effacer de nos mains d’hommes, ce sont des pages de leurs vies que nous ne pourront tourner définitivement. Mais la parole est vraie et elle dit dans la première épitre de Pierre au verset 7 du cinquième chapitre (1 Pierre 5:7) " Déchargez-vous sur Lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous ".
Un jour, elles feront de leurs vies un témoignage et seront à elles toutes seules, des témoignages vivants car, sur les sentiers perdus où elles ont été souillées, rabaissées, détruites, froissées, elles auraient pu y laisser la vie mais il n’en a pas été ainsi. Pourquoi ? Dieu seul sait car comme le disait le Psalmiste au verset 5 du chapitre 37 (Psaumes 37 :5) " Recommande ton sort à l'Eternel, mets en lui ta confiance, et il agira" .











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